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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 17:05
Parution de "Bourbonnais se déchaîne"
Parution de "Bourbonnais se déchaîne"


140 pages
Illustrations n. et b.


Editions du Petit Pavé 49 Brissac-Quincé

Imprimerie La Botellerie 49 Vauchrétien

Nouvel ouvrage dans la collection " Maison Noire " de l'éditeur

Quelques extraits :

1
Widget*
. France 3 Centre... Consternante nouvelle...
Le cadavre dénudé d’une jeune fille est retrouvé dans un
sous-bois... Une fois de plus... les journalistes estiment
probable l’hypothès
e d’un crime sexuel.


Navrant. Grotesque même. Il en aurait chialé.
Bourbonnais avait passé la soirée précédente à
flâner et admirer le coucher de soleil autour du plan
d’eau, alors qu’une pauvre jeune fille s’était faite
agresser, perdant la vie en plein bois à quelques
centaines de mètres de là.
Il n’en revenait pas. Lui, un pro, commissaire divisionnaire
à la PJ de Vichy, formé dans sa jeunesse au
Canada... Les criminels n’avaient plus aucune retenue.
Il revivait les faits : à l’heure précise du décès,
20h30, il se trouvait au bord de l’eau, assis sur un
banc, à bailler aux corneilles. La fille, elle, subissait les
pires sévices dans sa voiture arrêtée sur un chemin
creux, à moins de cinq cent mètres, à vol d’oiseau.
- 7 -
*Petit logiciel destiné à transmettre une information sur un ordinateur ou un téléphone cellulaire.


D’un côté l’ancien émigré appréciait la douceur de
vivre en ce samedi de mars radieux au cours duquel il
était venu goûter un repos bien mérité sur la terre de
ses ancêtres. Descendu à Henrichemont, à l’hôtel du
Bœuf avec son épouse, il avait revisité la région, IvoylePré,
La Chapelle-d’Angillon : le lac olympien, sous
les gazouillis printaniers des berges boisées, et le châ-
teau se chauffant l’échine aux feux du couchant.
De l’autre... Bourbonnais frémissait d’horreur et de
rage. Il préférait ne pas savoir, tirer un voile pudique
imaginaire. Par son métier, il se voyait souvent
confronté au sordide, mais jamais il ne s’habituerait.
- 8 -
La Chapelle-d’Angillon : château de Sully et plan d’eau
Une fille charmante. Un beau visage régulier,
encadré d’ondulations brunes. Souriant à la vie. La télé
avait passé sa photo dès le matin. Le nom du hameau
d’origine, appartenant à la commune d’Ivoy, avait
subitement gelé le brouhaha au bar du Bœuf où le couple
Bourbonnais prenait son petit déjeuner.
—Regarde ! avait dit le commissaire à son épouse,
l’index levé en direction du grand écran plat accroché
dans l’angle surmontant la porte d’entrée.
—Quoi donc ?
—La gendarmette !
—Ah oui. Je crois l’avoir déjà rencontrée, admit
Mme Bourbonnais.
—Bien sûr, c’est la fille de Martin.
Le commissaire parut si content qu’il en oublia
presque d’écouter l’interview donnée par la jeune
femme. Plusieurs consommateurs s’étaient retournés,
le fixant froidement car il n’avait pas su contenir sa
voix, grave et forte de nature, ni son accent québécois.
Outre l’indignation, Bourbonnais sentait monter en
lui l’excitation du terrain. Il se trouvait au cœur de l’action. Témoin.
« Nous n’avons rien vu », objecta sa femme.
Présence indéniable. Il ne fallait jamais préjuger des
développements d’une enquête. Chaque détail avait
son importance. Il se devait d’apporter son concours.
« À une jeune et mignonne investigatrice ! » souligna l’épouse.
À la fille de son vieux subordonné Roland Martin,
brigadier-chef pendant des années au commissariat de
Vichy. Maintenant retraité. Une aubaine.

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