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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 10:51

Ma lecture de l'été me replonge dans ce qui fut la passion de mes quinze ans.

Il s'agit d'un ouvrage traduit en italien, paru dans la collection Oscar Storia chez Mondadori. Le tire original est : Under the Black Flag de David Cordingly.

De cette intéressante étude qui éclaire tous les aspects du fléau historique, je retire quelques idées simples (j’apparaîtrai peut-être un peu trop pédago mais on ne se refait pas). D'abord, la distinction entre corsaire et pirate. Le premier étant adoubé par un monarque, commet ses déprédations aux dépends d'un Etat ennemi. Il ne conserve qu'un faible pourcentage de ses gains, remettant le reste à son roi. (Souvent, il s'agit des galions espagnols chargé de l'or centre-américain.) Le corsaire reçoit en récompense de ses services, les honneurs, comme Jean Bart, de la part de Louis XIV ou Sir Henry Morgan de Charles II d'Angleterre.

Le pirate (ou flibustier ou boucanier), au contraire, est un bandit des grands chemins maritimes. Il tue, pille, violente, sans foi ni loi. A défaut d'or, il vole sucre, poudre, armes, vins, viandes, esclaves, en un mot, tout ce qui lui permet de survivre pendant les carénages dans des criques isolées ou commercer pour aller s’enivrer et s'encanailler dans les bouges de Port-Royal et autres. La Jamaïque ou Hispaniola (Haïti) sont ses principaux repaires caraïbes. on est loin des mythes forgés par les romans comme L'Ile au trésor, ou Capitaine Blood, et le cinéma contemporain. La piraterie sévit à différentes époques, un peu partout dans le monde, Méditerranée, Madagascar, Chine... etc.

S'il ne meurt pas pendant un abordage, s'il échappe à la corde, le pirate, parfois estropié, finit souvent sa vie misérablement.

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Published by Editions Scalea - dans Partage de mes lectures
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