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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 15:03

L’Empire en vacances

http://www.lettropolis.fr/Public/Olnitheque/Fiche.php?ID_Article=53&fiche=PP

 

LETTROPOLIS publie L’Empire en vacances,

suivi d’un second titre : Les Diamant de Pauline,

                                     de Claude FERRIEUX.

 

Installez-vous confortablement, comme au théâtre… Chut! Le rideau se lève :

 LE RÉCITANT

Drôle d’idée, drôle de titre qui mérite que l’on s’y accroche. Quel empire peut jamais être en vacances ? Quel historien barbu, chenu, lunetté d’importance pourrait jamais ajouter foi à ce titre ? C’est pourquoi, ouvrons nos oreilles, et écoutons ce petit dialogue par lequel notre historien s’invite dans « Le Regard de Lettropolis » :

L’HISTORIEN ET L’ÉDITEUR

Mais Monsieur, vous n’y pensez-pas ! Vous oubliez qu’un empire n’est que la juxtaposition de divers peuples associés nolens volens sous une direction lointaine, juxtaposition branlante, hasardeuse, remuante par essence, n’attendant qu’une lézarde dans la grande maison pour en précipiter la chute ! »

— Oui mais, Monsieur l’historien, nous avons affaire ici à un romancier, avec toutes les autorisations et les audaces que lui confère la difficile définition du mot « roman ».

— Si vous croyez que raconter l’Histoire n’expose pas à autant de difficultés…

— Certes, mais au son de votre voix je devine que vous évoquez l’Histoire avec un grand H, un H majuscule propre à nous asséner de grandes vérités, à hacher – si vous le permettez – nos petites histoires en miettes.

— Vous me prenez pour un ogre peut-être ?

— Oh, je vois que j’ai touché un point sensible, l’Ogre, n’est-il pas le surnom de l’Empereur ? Et cette fois, c’est moi qui y mets une majuscule.

— Des jaloux, des manipulateurs, des servants d’officines, des… Ah ! Si je les tenais…

— Si vous le voulez bien, laissons ce point à d’autres. Vous permettez que je vous parle de ce roman ?

L’Historien (avec H majuscule) laisse échapper un soupir :

— Allons-y, je suis prêt au pire…

— Pour beaucoup d’entre nous, l’île d’Elbe n’est qu’un nom, un vague territoire mal positionné…

— Les Français ignorent la géographie, chacun sait cela.

— Alors la meilleure façon de la leur faire aimer, c’est de leur raconter une belle histoire. C’est ce que fait Claude Ferrieux. Il nous montre Napoléon devenu souverain de l’île, et comment, toujours grand organisateur, il lui insuffla son énergie mobilisatrice, comment, accompagné de ses fidèles d’entre les fidèles, il mena, une fois de plus, cent affaires ensemble.

— C’était un homme, un vrai…

— Oui, avec ses grandeurs et ses faiblesses, ainsi, lorsque Claude Ferrieux nous dépeint l’arrivée de Maria Walewska en son repaire montagneux de Madonna del monte à Marciana…

— Ah ! Il connaît cela votre monsieur Ferrieux ?

— Et bien d’autres choses encore. Les romans historiques sont aussi une belle machine à remonter le temps.

— Hum… Oui, si vous voulez… Enfin…

— Et qui plus est, il s’intéresse au sort des petits, ces grands oubliés de l’Histoire…

— Ne serait-ce pas une pierre en mon jardin ?

— Un gravier, tout au plus. Donc, il s’en passe des choses autour de cette visite, il en faut du monde, des régiments pour en assurer la sécurité, des gens de maison, et parmi eux, deux belles lingères polonaises dont l’une, Ludmilla, tombera sous le charme d’un jeune soldat prénommé Camille.

— Et ils se marieront, vivront longtemps et auront beaucoup d’enfants ?

— Ça, je ne vous le dévoilerai pas. Mais plus important est la douceur, la tendresse même qui se dégage de ces lignes. Vous verrez, Claude Ferrieux est un auteur de qualité, de cette qualité tranquille des bons enseignants qui ne forcent pas la note, qui vous donnent envie de remâcher l’histoire, d’y revenir, tout tranquillement. Oh ! Il n’use pas des grandes tirades, il refuse les flamboyances, les excès de tous genres. Simplement, il pose un regard apaisant sur les êtres et les choses…

— N’est-ce pas un peu mièvre, cette façon de raconter ?

— Point du tout, car les trahisons, les hésitations, les peines, les douleurs ne sont point absentes. Simplement elles ne sont pas traitées dans l’embrasement du romantisme, ni dans la noirceur entretenue d’un Zola, encore moins dans la dégoulinade morvo-sanguinolente des modes récentes.

— Dites ! N’êtes-vous pas en train de me faire l’article ?

— Vous en ferez ce que vous voudrez. Je vous dis simplement qu’il y a dans l’écriture de Claude Ferrieux, une certaine leçon de psychologie, car les héros ont tous leurs fêlures, leurs trahisons parfois, dont il faut bien qu’ils s’accommodent. Ainsi va la vie… si nous voulons bien regarder en nous-mêmes.

— Là, vous marquez un bon point.

— Et pour peu que le sérieux de vos études n’ait pas altéré votre sensibilité, vous y trouverez aussi une petite musique sous le charme de laquelle, je vous le garantis, vous tomberez.

— Je veux bien vous croire, mais , j’y pense… ce genre de roman, ne pourrait-il pas mener de jeunes esprits à aimer l’Histoire ?

— D’une pierre deux coups en quelque sorte…

— Mais il faudrait d’abord que j’en juge par moi-même.

— Bien entendu. Et je suis sûr que cette lecture vous rafraîchira l’âme, et vous donnera même envie de visiter cette belle île méditerranéenne.

— C’est vrai. Je ne l’avais jamais vue que sur une carte… et les vacances approchent… Je me demande…

  LE RÉCITANT

L’historien – nous voulons dire l’Historien – repartit vers ses études, mais, je puis vous l’assurer, un sourire nouveau éclairait son regard.

 L’Empire en vacances
de Claude FERRIEUX

190 pages,

4,85 €

 

 Avec les compliments de Lettropolis, édition numérique de textes numérisés appelés OLNIs® (Objet Littéraire Naviguant sur Internet)

 

Cet article est dans la catégorie 1 Les Olnis® s'affichent, 1 Présentation. Disponible sous

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Published by Editions Scalea - dans Nouvelles publications
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